Do you hate de state?…!

http://www.lewrockwell.com/rothbard/rothbard75.html

“Where are the Paines and Cobdens and Nocks of today? Why are almost all of our laissez-faire limited governmentalists plonky conservatives and patriots? If the opposite of “radical” is “conservative,” where are our radical laissez-fairists? If our limited statists were truly radical, there would be virtually no splits between us. What divides the movement now, the true division, is not anarchist vs. minarchist, but radical vs. conservative. Lord, give us radicals, be they anarchists or no.

To carry our analysis further, radical anti-statists are extremely valuable even if they could scarcely be considered libertarians in any comprehensive sense. Thus, many people admire the work of columnists Mike Royko and Nick von Hoffman because they consider these men libertarian sympathizers and fellow-travelers. That they are, but this does not begin to comprehend their true importance. For throughout the writings of Royko and von Hoffman, as inconsistent as they undoubtedly are, there runs an all-pervasive hatred of the State, of all politicians, bureaucrats, and their clients which, in its genuine radicalism, is far truer to the underlying spirit of liberty than someone who will coolly go along with the letter of every syllogism and every lemma down to the “model” of competing courts.”

-Murray Rothbard, Do You Hate the State

Pour me premier billet, je vais tenter d’expliquer le choix du nom de ce blogue.
Do you hate de state?

Tout d’abord, par cette question toute simple (a priori dumoins), Rothbard appelle à la radicalisation des libertariens “modérés”, qui voient dans une réduction de la taille de l’État un objectif suffisant, mais aussi des anarchistes qui n’en ont pas tant contre les crimes des gouvernements que pour une organisation sociale volontaire supérieure (par exemple D. Friedman). Je vais m’inspirer un peu (très librement en fait, mais je vais tenter de garder le point central néanmoins) de ce texte pour élaborer ma pensée.

Ça peut paraître paradoxal que ce soit le point de départ d’un blogue qui veut tenter de rapprocher les anarchistes. Mais je pense que c’est dans le radicalisme, paradoxalement, que les anarchistes ont le plus en commun.

Un libertarien mou (surtout les libertariens vulgaires, ou les objectivistes), peut se lever le matin et décider d’appuyer le moins pire parti politique (serait-ce un parti libertarien, les boussoles de l’ADQ, ou les conservateurs ou républicains qui arracherait toute les libertés civiques dès qu’on leurs en donne l’occasion…).

Mais un anarchiste radical (socialiste, mutualiste, de marché, ou autre), ne se pliera pas à une telle masquerade. Et c’est ce qui rend si nécessaire une association entre nous autant que ce qui le permet. Tous les anarchistes radicaux (je crois, corrigez-moi si je me trompe ; ) ) en ont contre l’État, ses violences, ses crimes, ses mensonges, et les formes de pouvoir oppressifs, qu’il encourage (et inversement) (par exemple la religion, le corporatisme, …). Et en théorie, c’est le cas de tous les anarchistes, et des libertariens (bon, il y a toujours les paléolibertariens qui ont, pour certains, des affinités religieuses, mais ça demeure une croyance personnelle plutôt qu’un modèle social à promouvoir). Il n’y a pas de gentils gouvernement et des méchants, pas de douces oppressions et des violentes, pas de massacres justes et injustes, pas de violation des libertés souhaitables et d’autres à rejeter.

Mais la grande différence en est une de sémantique et sur la notion de propriété/possession. La deuxième est fondamentale, malgré ce que la science économique mainstream prétend.

Quant à la première, bien que ce débat ait sa place, je ne comprends pas en quoi les anarcho-capitalistes (ou anarchistes de marché, ou libertariens radicaux, …) devraient s’associer avec les conservateurs militaristes sous prétexte que les 2 croient “au marché” (SIC, le jour où un seul gouvernement conservateur dans le monde va défendre le libre-marché, on s’en reparlera!), plutôt qu’avec les autres anarchistes qui croient, comme eux (et je m’inclus ici), que le gouvernement ne mérite que notre mépris et notre refus direct, assurément pas notre caution morale (quitte à re-convertir les plus modérés ensuite).

C’est en étant direct, clair et radical qu’on sera fidèle à nos convictions, unis, et c’est comme ça qu’on risque le plus de se différencier dans l’opinion générale comme la seule vraie voie du changement face à l’hypocrisie, le mensonge et la violence étatique.  Et c’est là qu’on devrait insister d’abord et avant tout je crois. Et si ça implique de rejeter les alliances préconçues et préconvenues de la droite et de la gauche (encore que ces concepts aussi restent à définir!), ben tant mieux!

15 réponses vers “Do you hate de state?…!”

  1. C’est en étant direct, clair et radical qu’on sera fidèle à nos convictions, unis, et c’est comme ça qu’on risque le plus de se différencier dans l’opinion générale comme la seule vraie voie du changement face à l’hypocrisie, le mensonge et la violence étatique. Et c’est là qu’on devrait insister d’abord et avant tout je crois. Et si ça implique de rejeter les alliances préconçues et préconvenues de la droite et de la gauche (encore que ces concepts aussi restent à définir!), ben tant mieux!

    Certainement, mais gare à la précipitation!

  2. Veux-tu dire de ne pas laisser tomber notre jugement ? Si oui, c’est certain que d’être radical n’implique pas de laisser notre jugement de côté, bien au contraire. C’est très important de le souligner, et je t’en remercie :)

  3. Oui. Il ne faut pas croire que le grand soir surviendra demain matin et qu’on va réussir à convaincre les gens par une démarche précipitée.

    De plus, lorsque certaines réformettes iront dans la bonne direction, ce sera bien d’applaudir mais sans jamais se satisfaire complètement.

  4. Si j’étais à ta place, je m’arrangerais pour placer les billets récents sur la page d’accueil.

    Pour le moment ça va, étant donné que c’est un début, mais ça me semble une bonne suggestion, à moyen terme.

  5. “De plus, lorsque certaines réformettes iront dans la bonne direction, ce sera bien d’applaudir mais sans jamais se satisfaire complètement.”
    En effet

    ” Si j’étais à ta place, je m’arrangerais pour placer les billets récents sur la page d’accueil.”
    Bonne suggestion merci!! :D Je suis encore en train de chercher à comprendre les fonctionnalités!

  6. Prends ton temps! De toute façon, l’idée n’est pas mauvaise en ce moment.

  7. Dans la section Réglages/Lecture/Options de Lecture, il y a

    “La page d’accueil s’affiche” et tu te places sur “Vos derniers articles” au lieu de “Une page statique” comme c’est probablement ton cas actuellement.

  8. clusiau a dit :

    ….se différencier dans l’opinion générale comme la seule vraie voie du changement face à l’hypocrisie, le mensonge et la violence étatique. ….

    Ceux qui votent ne se différencient pas de ces défauts ; ils le renforcent. Ce sont en fait les voteurs qui sont les premiers responsables que des politiciens voleurs mènent la baraque.

  9. En d’autres mots, vivre et laisser vivre. Liberté d’expression, d’association et de véritable choix (pas les bonnets-blancs-blancs-bonnets que le “système” politique actuel nous propose).

    Ça j’achète cela, en autant qu’on respecte les valeurs et les opinions des autres.

    Il n’y a pas de système parfait mais effectivement, si l’anarchisme peut se donner des portes paroles crédibles sans constamment être associé aux mouvements de gauche violents (et souvent communistes totalitaires affiliés à l’islamo-fascisme) et crasseux sans nécessairement devenir une image corporative de big shots mais disons présenter des monsieurs, madame tout le monde qui n’ont pas eu l’air de vivre en réclusion depuis les 5 dernières années ou d’être sortis des égoûts, j’achète l’anarchisme libertarien 100 milles à l’heure dans ces conditions.

    Sinon je resterai de ces libertariens vulgaires à défaut de connaître plus, de connaître mieux. Comme Plume disait, l’ignorance, c’est le bonheur…sarcastiquement parlant évidemment

  10. @Clusiau,

    “Ceux qui votent ne se différencient pas de ces défauts ; ils le renforcent. Ce sont en fait les voteurs qui sont les premiers responsables que des politiciens voleurs mènent la baraque.”

    En fait je suis partiellement d’accord avec vous ici.

    Évidemment, je me rends compte de plus en plus jour après jour que peu importe le parti au pouvoir, c’est bonnet-blanc, blanc-bonnet.

    Je suis aussi d’accord avec la corruption du système, on a beau vouloir changer les choses, le parti qui accède au pouvoir au Québec se trouve menotté de toute part, son champ d’action est quasi nul. Il se rend vite à l’évidence, il ne peut RIEN changer sans renverser complètement le système. Or il devient comme tous les autres esclave du système. Il n’a pas été élu pour changer les choses, il a été élu pour faire une job tout simplement, il est comme l’esclave sur une gallère, il n’a pas le choix de ramer car les hauts fonctionnaires, le système juridique et les syndicats vont lui tomber sur la tomate dès qu’il cesse de ramer. La résistance au changement est trop forte.

    Ce qu’il faut selon moi, j’avance une solution et c’est loin d’être parfait, c’est élire des députés INDÉPENDANTS de parti en masse.

    Pas voter? Je suis d’accord mais qu’est-ce qu’on fait dans les faits? On donne du lousse à ceux qui votent, ils ne nous ont pas dans les pattes et font ce qu’ils veulent, on est réduit à un rôle de protestataire sans portée et sans grande envergure. Regardez par exemple les élections scolaires, 7% de voteurs maximum, certains commissaires ont été élu avec 32 votes seulement, c’est une vraie farce!!!

    Pourtant est-ce que le système change? Est-ce qu’on abolit les commissions scolaires pour autant? Est-ce que l’ADQ pourrait le faire au pouvoir? Rien n’est moins sûr. On propose donc une genre de réforme bidon pour gagner du temps mais rien ne changera…Encore surprenant que notre carpe provinciale de Jean Charest n’est pas encore proposé une commission bidon et truquée sur le sujet pour gagner du temps.

    L’envoi massif de députés indépendants “fuckerait” sûrement la game pour notre système basé sur le culte DU parti politique. Une fois les indépendants vastement majoritaires, ils agiraient comme cheval de troie dans le système pour forcer le gouvernement à l’inaction et à la non-viabilité de ce dernier et pour les partisans libertariens et anarchiques, ce serait le summum selon moi. On pourrait alors au moins neutraliser le gouvernement pendant que quelque chose de mieux pourrait se tramer en coulisses.

    Bon, c’est beau rêver mais entre “révolutionnaires”, c’est permis.

    Salutations,

    TM

  11. @Clusiau

    Théoriquement, vous avez raison. Par contre, dans le contexte actuel, la séparation du Québec est un pas dans la bonne direction, puisque des gourvements locaux ressemblent plus à l’anarchie que le statu quo fédéraleux actuel, et je crois que les anarchistes doivent adopter une position plus cohérente, quitte à être temporairement utilitariste, en appuyant la séparation du Québec. Il ne faut pas que l’abstention joue le jeu de la charogne étatiste du PSDLCUL, qui est clairement le parti le plus étatiste au Culbec.

    Attention, je ne parle pas d’approuver les autres politiques du PQ ni de militer pour cette racaille nationaleuse étatiste! Plus encore, il faut dénoncer les politiques étatistes du PQ.

    Néanmoins, si je vivais aux États-Unis, je n’irais pas voter (il n’y a rien à faire avec les Médiocrates et les Réactionnaires) sauf pour appuyer le mouvement séparatiste du Vermont. Le contexte est fort différent là-bas!

  12. @Clusiau

    J’admets que ma vision utilitariste de la politique est différente de la vôtre et de celle de Gabrielle. Le débat est ouvert.

  13. @Tym Machine

    Je suis d’accord avec votre premier commentaire mais il n’y a pas d’anarchistes qui soutiennent l’islamo-fascisme au Québec.

    Les commissions scolaires sont un créature de l’État Culbécois. Je crois que l’impact serait plus grand si la faiblesse du taux de participation se faisait sentir dans un ordre de gouvernement plus haut comme le guvernement d’un Québec séparé.

    L’idée des députés indépendants est intéressante mais difficile à faire en pratique, car ça prend des veudettes pour se faire élire comme indépendant. De plus, cette idée, même s’il s’agit d’un pas dans la bonne direction, n’est pas le but ultime de l’anarchisme qui consiste à mettre un terme à la médiocrassie pseudo-représentative.

  14. clusiau a dit :

    Anarcho-pragmatiste apporte un bon point ; il faut des “veudettes”.

    Voilà la base du grave problème de la démocratie, ce reliquat du monde religieux, l’adoration devenu le vedettariat.

    Quand je vois les crises d’hystéries des filles devant Obama, ça m’écœure ben raide. Qu’est-ce que ce sentiment de filles en rut a à voir avec la démocratie ?

    Ceci dit, la démocratie n’a jamais existé et vraisemblablement n’existera jamais.

    Il n’y a que l’Utopie-Démocratique.

    Bon, mettons que j’ai tout faux, rêvons.
    Pour moi, le Québec devrait avant tout devenir une banque et imprimer sa monnaie. Là on l’aurait notre vraie indépendance. Québec Inc. avec des citoyens actionnaires comme les Caisses. Des dividendes pour tous et toutes à chaque année et des emprunts sans intérêt.

    À partir de là tout est possible. Mais, aucune société ou pays nous accorderait de l’aide et même je crois bien qu’on nous déclarerait la guerre pour éviter que ça se fasse car la fraude monétaire mondiale serait détruite avec cette seule initiative et ça, on ne peut le permettre.

    Pourquoi ce site est-il noir et nos écrits en gris ? Pour faire à la mode ? C’est vachement désagréable. Au plaisir quand même. Salut tous.

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