Archive pour juin, 2008

The name, not the act (Per Bylund)

Posted in Uncategorized on juin 26, 2008 by gabrielleld

Je me demandais hier au sujet du Taser pourquoi, malgré toutes les preuves accablantes sur les crimes du gouvernement et des forces de répression, on continue encore à croire qu’ils sont là pour nous protéger.

Per Bylund amène une réponse très révélatrice et pertinente ici: http://www.perbylund.com/blog/?p=68 

Taser: pas “trop” de meurtres encore… !!!

Posted in Uncategorized on juin 25, 2008 by gabrielleld

Selon le gouvernement Ontarien, le taser n’est pas une arme dangereuse (http://www.radio-canada.ca/regions/Ontario/2008/06/25/001-taser-amnitie-moratoire.shtml?ref=rss) et les “les règles ontariennes sur l’utilisation du Taser sont raisonnables”. Pareil au Québec, on est en sûreté et ni la SQ, ni la GRC, ni aucun autre corps de police canadien ne risque d’abuser de cette arme http://www.sherbrookerecord.com/content/view/46052/1/ Donc tout va mieux dans le meilleur des mondes…???

Pis quoi encore!?!?!?!? Les policiers n’ont pas vraiment tué Jeffrey Marreel à coup de taser, il a ”facké” sa mort??? Ah! J’oubliais, lui c’est un méchant drogué sans domicile et eux ce sont les gentils sauveurs du monde!!! http://respectance.com/Jeff_Marreel. N’importe quel individu qui aurait l’idée de tuer froidement autrui, et de dire ensuite que tout va bien serait considéré comme un psychopâte dangereux (et c’est un fait). Mais si le psychopate porte un badge et est commandité par un ministre, ça ne tient plus, et la victime l’a sûrement cherché!

Criss!! On doit vraiment être des valises pour continuer, avec toutes les preuves qui s’accumulent de jour en jour, d’années en années, de siècle en siècle, pour croire encore que l’État et ces sous-fiffres sont là pour nous protéger et qu’on a besoin d’Eux!!!

Je serais vraiment curieuse de savoir combien de vraies victimes ont été protégées dans l’histoire par les “force de l’ordre” (qu’on devrait honnêtement désigner comme les “forces de l’oppression”, ça n’a rien avoir avec l’ordre!!!), et de combien de victimes ils ont été les bourreaux… Mais à la limite, en s’arrogeant le droit illégitime du “monopole de la violence étatique” (SIC) et en s’assurant qu’on ne puisse pas se défendre nous-même (et surtout contre eux), ils créent des victimes qu’ils sauvent par la suite (donc factice en plus d’êtres bourreaux et oppresseurs…)

Pendant ce temps là, les crimes des gouvernements continuent, encore et toujours, le plus souvent dans le silence et derrière des portes closes, des barricades étanches et des crimes inexistants pour camoufler leurs propres atrocités.

En revenant sur le taser, je vous invite à aller lire ceci: http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=7191

Voici un extrait révélateur:

Friedhelm Krueger-Sprengel, former official at the ministry of defence, says “the non-lethal weapons give police and army forces wider latitude in action.”

Krueger-Sprengel told IPS that “security forces can act against a rebellious population without pulling the weapons immediately. With the Taser guns for instance, police and army officers can impose themselves more easily, in the sense that their power has a larger spectrum, so that rebellious people cannot react against them.”

J’attendais pas autant d’honnêteté!! Ça a le mérite d’être clair… Si quelqu’un s’attendait encore à ce que les policiers soit là pour protéger la population et non pas le statu-quo, au moins il saura maintenant à quoi s’attendre…

Un autre exemple de la psychopatologie néoconservatrice

Posted in antimilitarisme, antiétatisme, nature de l'Etat on juin 24, 2008 by gabrielleld

Je vous invite à aller voir ce torchon. http://pointdebasculecanada.ca

Encore des militaristes néocons anti-islamistes qui croient que parce que les gouvernements occidentaux en général, et américain en particulier, ne sont pas musulmans, ça donne une caution morale aux génocides, pillages, et toutes ces atrocités… Et tout ça sous le couvert de défendre la liberté d’expression et les principes libéraux!!! À vomir.

J’ai décidé de répondre à l’un des pires délires du site: Les États-Unis, le bouc émissaire pour tous ! . Je doute qu’ils ne le publient ;) , mais j’ai fait un copy/paste ici. Désolé à l’avance pour l’extrême longueur du texte, mais un tel torchon méritait une réponse systématique)… :

Vous partez de la prémisce que la violence du gouvernement est justifiable. Et que le gouvernement, pour soutenir le modèle sociétal mainstream, peut limiter la liberté de sa population, toutes les libertés s’il le faut, et asseoir par le meurtre de masse sa vision et ses intérêts géopolitiques à l’extérieur. En tant qu’anarchiste de marché, je suis outrée de lire ça. Non, pas outrée, dégoutée. Surtout que vous tentiez de légitimer vos appels à la violence du gouvernement par la défense du libéralisme et de la liberté d’expression.

Je ne reconnais aucune légitimité à aucun gouvernement (pas même à celui qui respecterait les écrits des Pères fondateurs : je le prends comme exemple simplement parce qu’il est connu comme un modèle d’état modéré et parce que vous y faites allusion). Et aucun droit de massacrer, tuer, torturer, ou arracher à quelqu’un ses libertés.

Et, malgré ce que vous allez penser tout de suite, je ne suis pas opposée au marché. En fait, le marché libre est la forme normale d’association volontaire entre les individus, et le modèle social auquel je crois le plus fermement. Vous ne comprenez rien à l’État ni à la liberté, (ni au marché, mais c’est une erreur moins scandaleuse) et ne voyez pas le sang qui coule sur vos mains de militaristes obscènes et violents. Et vous accusez les autres d’être naïfs ou violents ! C’est incroyable qu’on puisse autant mettre sa tête dans le sable et accepter les génocides et les liberticides de masse parce que le gouvernement il est bon et il est gentil. J’espère au moins que vous êtes bien payer pour gober toute ces saloperies et tenter de nous les faire avaler !!! Mais bon, tant qu’à crever l’abcès, allons y paragraphes par paragraphes.

« Political language is designed to make lies sound truthful and murder respectable, and to give an appearance of solidity to pure wind. » George Orwell

Cette phrase d’Orwell rappelle pour plusieurs le discours politique américain. Des dommages collatéraux, aux présumées armes de destructions massives iraquiennes en passant par l’axe du mal, la rhétorique de l’administration Bush suscite le plus grand scepticisme, notamment au Canada. C’est ce scepticisme qui est à la base de l’antiaméricanisme. Pourtant, l’allégation d’Orwell s’applique davantage à la rhétorique islamiste qui est tissée de faux-fuyants et demies vérités. En fait, Orwell a peut-être toujours raison : qu’importe le régime ou l’idéologie, le langage politique en est toujours un de déception. Logiquement, ça s’applique dans les 2 cas (mais c’est presqu’amusant de lire des militaristes néoconservateurs se justifier en citant Orwell. On voit que vous n’avez jamais lu son oeuvre, ou que vous pensez que c’est le cas de vos lecteurs). Le ton manichéen et étatique du texte est donné néanmoins. “qu’importe le régime ou l’idéologie, le langage politique en est toujours un de déception.” Et pour vous, ça ça ne s’applique pas aux gouvernement occidentaux !?!?! L’État est une organisation criminelle d’oppresseurs. Quand un État pars en guerre, ça s’appelle un génocide illégal, et votre langue de bois à cet égard est aussi scandaleux que ce que vous reprochez aux islamistes…

L’antiaméricanisme joue son rôle dans la mosaïque des propagandes qui circulent en ce début de XXIème siècle. Il sert une propagande qui s’articule autant à l’intérieur qu’à l’extérieur des Etats-Unis, une propagande qui vise à discréditer non seulement la gouvernance américaine mais aussi tous les régimes occidentaux néo-libéraux. C’est normal dans une société ouverte d’avoir des débats sur les modèles sociaux, politiques, économiques, etc en place et le débat implique que des gens vont rejeter l’idéologie “mainstream” du moment (et que l’État, tout État, va s’opposer à la critique, toute critique, et par tous les moyens, qui limite son pouvoir absolu sur les individus…). Mais seules les limitations des États non-occidents c’est faire preuve d’aveuglement et se rendre complice de leurs crimes. Quand à l’idéologie, le simple fait que ça s’appelle néo-libéral doit rendre les libéraux classiques malades dans leurs tombes. Voltaire, Smith et Bastiat doivent être pris de convulsion chaque fois que cette expression est prononcée (avec Orwell à la lecture de ceci).

Cependant, à force d’argumenter autour du degré de perfidie de l’administration américaine, on laisse le monde s’embourber dans un marasme identitaire. Il y a un temps pour écrire l’histoire et un temps pour émerger des ténèbres. Qu’importe l’action politique que prendra l’Occident, si le totalitarisme persiste dans les pays musulmans, ce sera un crime contre l’humanité. Qu’on soit de gauche ou de droite, l’objectif final doit rester que les peuples du monde entier jouissent de liberté non relative, d’égalité non fictive et de fraternité non conditionnelle. Lire : l’occident de par sa supériorité morale de facto n’a pas à justifier son comportement actuel, passé et futur à l’interne et l’externe mais peut, même doit, imposer son modèle social au reste du monde (et même si ça implique de tuer des miliers, des centaines de miliers, des millions de civils innocents) et toute réflexion sur la question (y compris sur les moyens d’atteindre cet objectif) est une perte de temps et risque de faire échouer cette impérieuse mission et doit donc être (WOW ! On est pas loin des guerres de religions là ! ) Vous ne comprennez rien à la liberté, sinon vous ne seriez pas capable de défendre le gouvernement et vous prendre au sérieux.

Le peuple américain ne souhaite nullement que perdure aucune dictature dans le monde. C’est sur ce sentiment que devrait s’appuyer la guerre aux régimes totalitaires en pays musulman, une guerre idéologique qui doit se faire par une réforme de l’Islam et non pas par la transfiguration de la constitution américaine. Tout d’abord, ne pas savoir faire la distinction entre le peuple américain et son gouvernement témoigne de la stupidité et/ou de la mauvaise foi. De plus, la constitution américaine est massacrée de plus en plus d’années en années par les gouvernements et la Cour Suprême. Lisez la constitution et essayer de voir même un ressemblance lointaine avec le gouvernement et le système de justice américain et vous verrez ! Quoi qu’avec de telles lunettes intellectuelles je doute que vous puissiez¸ !! Troisièmement, les désirs du peuple américains, composés de personnes aillant des droits et des principes, ne justifie pas les MASSACRES de l’organisation violente appellée gouvernement des États-Unis (comme tout gouvernement). Et ce serait le cas même si la constitution américaine le permettait.

Il faut cesser la rengaine qui veut que tous les maux de la planète se résument à la simple existence des Etats-Unis d’Amérique. C’est oblitérer toute la complexité du monde. C’est détourner l’attention de la vraie question : comment définir un monde où tous les états sont redevables de leur action et tous les peuples en charge de leur destin ? Petit test. Il faut cesser la rengaine qui veut que tous les maux de la planète se résument à la simple existence des idéologies différentes sur terre. C’est oblitérer toute la complexité du monde. C’est détourner l’attention de la vraie question : comment définir un monde où tous les individus sont redevables de leur action et toutes les personnes en charge de leur destin ? Bon, au moins on a une question moins stupide comme ça. Mais si c’est trop anarchiste/libertarien comme ça pour vous qui ne croyez pas à la liberté essayons : Il faut cesser la rengaine qui veut que tous les maux de la planète se résument à la simple existence des islamistes. C’est oblitérer toute la complexité du monde. C’est détourner l’attention de la vraie question : comment définir un monde où tous les états et leur population sont redevables de leur action et tous les peuples en charge de leur destin ?

Certains analystes tendent à minimiser la prévalence de l’antiaméricanisme dans le monde. Pourtant, les sondages du Pew Research Center démontrent clairement que l’anti-américanisme n’est pas un phénomène marginal circoncit à quelques alter mondialistes acharnées et islamistes extrémistes. C’est une tendance qui touche des majorités dans différentes populations et le phénomène est en hausse depuis le 11 septembre autant dans les pays musulmans que dans le reste du monde. Andrew Kohut, le president du Pew Research Center quantifie cette hostilité : « To give you some sense of the magnitude of the problem, favorable attitudes toward the U.S. declined in Germany, from 78% in 2000 to 37% currently. The numbers are similar in France, but even worse in Spain, where only 23% have a favorable view, and in Turkey, where it is 12%. Most people in these countries held positive views of the U.S. at the start of the decade. […] This is not just a rift with our European allies or hatred of America in the Middle East. It is a global slide, and positive views of the U.S. have declined in other regions of the world, particularly in Latin America and Asia. Our 44-country 2002 poll found America’s image slipping in seven of the eight Latin American countries surveyed, while our 2006 survey revealed declines in Japan and India, two still relatively pro-American Asian powers. Other polls international polls, such as BBC and Gallup have confirmed the continuing world-wide nature of America’s image problem. »

Personnellement, et c’est peut-être que j’ai eu trop de cours de statistiques et de méthodologie dans ma vie, mais me faire shooter des statistiques sans explications c’est tout sauf un argument. “US”= quoi dans le contexte ? La population, le gouvernement, le modèle social, la politique intérieure, extérieure, l’architecture, la beauté de la population, le talent d’animatrice de Rosie O’donnell ? “Favorable attitudes”= ? Soyez rigoureux, ou reprochez pas aux autres leurs manques de rigueurs. Et si vous ne pouvez pas voir que les génocides Afghans et Irakiens (ce sont les 2 plus récents) peuvent justifier la colère du reste du monde… Sieg Heil ! (ça doit être le genre de message que vous comprenez finalement).

Depuis la guerre en Iraq, la méfiance envers les États-Unis a atteint des proportions inquiétantes dans les pays musulmans : « After Iraq, many in Muslim countries began to see the U.S. as a threat to Islam, and what had perhaps been loathing for the U.S. turned into both fear and loathing. A 2005 Pew study found that in all five majority Muslim countries surveyed, solid majorities said they worried that the U.S. might become a military threat to their country. This includes 65% in Turkey – a longstanding NATO ally. » Un gouvernement (organisation criminelle occupée à arracher à chacun son droit à la vie, la liberté et la propriété par tous les moyens possibles et à trouver de nouvelles justifications à ses crimes) décide d’envahir un autre pays (a.k.a. enlever les autres salopards en place et en profiter pour massacrer la population locale en jouant les héros pour installer d’autres salopards criminels qui seront plus proches de ses intérêts) sous un (2-3 si vous ajoutez la lutte au terrorisme et le 11 septembre) faux prétexte(s)(ou dumoins fallacieux et sans liens avec l’invasion, si vous parlez de 9-11) et prétendre que tout le monde est gentil et heureux et content alors que les insurgés et les morts s’empillent.. Et ça ne devrait pas miner la confiance du reste du monde ?!? ! (Je peux voir les crimes du gouvernement de Saddam, tout comme ceux de l’Arabie saoudite ou du pakistan (ou d’Israel, de la Chine, et de pleins d’autres régimes (notamment en afrique et asie) “amis” de l’Occident, ainsi que des gouvernement occidentaux (et de tous les autres gouvernements existants as a matter of fact))) tous vraiment dégoutant et scandaleux, mais ça légitime pas de tuer des civils sous un faux prétexte !!! Rien ne légitimise ça de toute façon. Et rien ne légitimise le rôle de l’État. Et rien ne légitimise d’abandonner nos libertés pour la remettre à des criminels et encore moins à des meurtriers de masse. Two bads never make one good dans un monde logique.

On souligne souvent que le sentiment antiaméricain n’est motivé que par la politique étrangère de l’administration Bush. Pourtant rien n’est moins sûr : « A fourth feature of contemporary anti-Americanism is that it is no longer just the U.S. as a country that is perceived negatively, but increasingly the American people as well, a sign that anti-American opinions are deepening and becoming more entrenched. In countries such as Spain, Jordan, Indonesia, and Turkey, favorable views of Americans have declined significantly in recent years. » Donc… ? Quand un peuple élit un gouvernement démocratiquement, il peut être tenu responsable de ce que ce gouvernement fait ?!? Dans une perspective étatiste, ça serait une conclusion logique. En tant que partisan de l’État militariste, vous devriez être d’accord, non ?

La sincérité du gouvernement américain est aussi sérieusement mise en doute : « In a 2004 Pew poll, majorities or pluralities in seven of the nine countries surveyed said the U.S.-led war on terrorism was not really a sincere effort to reduce international terrorism. This was true not only in Muslim countries such as Morocco and Turkey, but in France and Germany as well. The true purpose of the war on terrorism, according to these skeptics, is American control of Middle East oil and U.S. domination of the world. »

Si le canadien moyen assume que le pétrole est la motivation première de la politique étrangère au moyen orient, l’idée que nos voisins cherchent à dominer le monde est une affirmation plus controversée.

C’est certain que des atrocités comme le Patriot Act, ou le fait de partir en guerre contre des pays dont ne venaient même pas les assaillants présents ou passé des attentats terroristes sur des intérêts occidentaux (le contraire ne serait pas plus légitime, mais aurait au moins une apparence de réciprocité) n’y est pour rien… … …

Par ailleurs, la Turquie, n’est-ce pas le pays dont le gouvernement fait une fixation profonde sur la laîcité ? C’est intéressant qu’il soit vu comme un “pays musulman” (mais j’imagine que vous parlez de pays dont la population est à majorité musulmane…) Quand on est incapable de différencier état, gouvernement et population locale (ou qu’on refuse sciemment de le faire), le niveau d’analyse socio-politique est peu profond. Je ne suis pas le gouvernement canadien, et je suis choquée en tant qu’anarchiste chaque fois qu’on m’y identifie. Aucune raison qu’il en soi autrement pour quelque gouvernement et quelque peuple du monde.

L’antiaméricanisme se manifeste soit par le mépris soit par la peur. Tant du côté européens que du côté américain, c’est le mépris qui domine la rhétorique antiaméricaine. Ce n’est pas le cas de la rhétorique anti-”terroriste”, militariste étatique et anti-islamique peut-être ?!?! Tous les gouvernements utilisent toujours cette hypocrite méthode de la peur, de la haine et de la violence pour assurer le contrôle sur leur population. Et tous les étatistes reprennent docilement le même raisonnement, et vous en êtes un exemple odieux.

À la base, ces antiaméricains occidentaux n’adhèrent pas au système capitaliste, à la politique néo-libérale et à la mondialisation. Ils tentent par tous les moyens de discréditer la politique américaine pour mettre leur propre agenda politique de l’avant. Le résultat est la création d’une mythologie qui façonne la pensée de gauche. Le mépris de la gauche s’articule sur deux fronts : L’Amérique trahit son idéal démocratique L’idéologie libérale américaine ne sert que les intérêts des biens nantis au dépend des plus pauvres et de l’environnement. Qu’est-ce que je disais sur la capacité intellectuelle de différencier les gens du gouvernement ?!?! C’est vrai qu’il y a des amalgames étranges fait parfois par certains gauchistes (et certains conservateurs, certains pseudo-libertariens, certains anarchistes, certains ( ?) religieux , …), mais quel est le que vous voulez faire entre l’islamisme, la guerre au terrorisme, l’anti-américanisme (que je hais cette expression !), le rejet de principes constitutionels aux USA, les actions meurtrières et liberticides des gouvernements, et le capitalisme (ou son rejet) ? L’idéal américain est celui du gouvernement MODÉRÉ, pas seulement démocratique, au fait. Peut-être que si vous connaissiez quoi que si vous aviez lu ne serait-ce qu’une fois la Constitution des USA, vous l’auriez remarqué. Et peut-être que si vous aviez lu ne serait-ce que la 4e de couverture d’un seul livre libéral, vous sauriez que le génocide et le liberticide ne sont pas des idéaux libéraux. Mais restez à votre ignorance, c’est tellement confortable, et qu’importe le nombre de victimes dont vous êtes les heureux complices !!!

L’Amérique est passée au peigne fin : La prison de Guantanamo, les condamnations à mort de mineurs, le mauvais traitement de prisonniers iraquiens, etc. Invoquez le principe de la pointe de l’Iceberg (si nous avons découvert ceci, imaginez l’horreur de ce qu’ils nous cachent), et voilà, vous venez de tracer le portrait du pire régime totalitaire qu’il soit. Il n’y a rien de plus facile que de discréditer la plus ancienne démocratie moderne. Soit c’est bien et il ne faut pas le critiquer, soit c’est mal et c’est normal de le critiquer, mais ça serait bien de savoir… Par ailleurs, une démocratie qui rejetterait la critique et la liberté d’expression (le conditionnel est conditionnel je sais) mériterait-il ce nom ?… (Bien que je pense rien de bien de la démocratie, un État qui oppresse la minorité ou l’étranger avec l’assentiement moral de la majorité n’a pas plus de légitimité qu’un autre). La liberté et le respect des droits ne méritent pas de compromis. JAMAIS, contrairement à ce que les yes-man néocons dans votre genre prétendent !

La rengaine est simple : Les Etats-Unis prétendent défendre les droits de la personne mais en fait ce sont des mécréants hypocrites qui ne cherchent qu’à asservir le monde. Avec un tel discours démagogique, pas étonnant qu’un militant de gauche québécois comme Amhir Kadir doute que le 11 septembre soit un acte terroriste. Amir Kadir (c’est une erreur de frappe ou c’est pour que ça sonne plus arabe ? ) est un con, possiblement. Mais en quoi 1) le doute est une mauvaise chose dans une société (même quand ça touche l’extrême) ? On devrait pouvoir douter, débattre et discuter de tout je suppose ??? Mais c’est vrai, vous ne croyez pas à la liberté d’expression pour les non-militaristes anti-islamistes, j’oubliais 2) les interventions occidentales dans le monde servent les droits de la personne ? Quand et où des meurtres et du pillage par des sallopards meurtriers en uniforme envoyés par des spécialistes du liberticides et des génocidaires professionnels imbus de pouvoir sert les droits des individus ? Montrez-moi ça !!!!

Le mépris pour le Judas américain se traduit par un acharnement démesuré pour défendre la vertu en terre américaine, un acharnement qui trouve son antithèse dans l’apathie de ces mêmes intellectuels devant les entraves aux droits de la personne autrement plus inquiétantes – exécutions sommaires en Chine, droits des femmes bafoués en Arabie saoudite, conversion forcée des derniers animistes africains, génocide des bébé de sexe féminin, etc. Judas américain… Surtout que ces exemples sont des alliers américains et occidentaux pour la plupart !!!! De plus, logiquement un groupe qui veut faire la morale aux autres se doit d’avoir des standards plus élevés ! Et si à vous, une oppression limitée, du sang sur les mains qui vient seulement des étrangers, ça vous suffit, ce n’est pas une raison pour attendre le même aplat-ventrisme et la même ignominie du reste d’entre-nous. C’est à combien de tuerie qu’on devient méchant ? Combien de tortures le gouvernement à le droit de faire avant d’exagérer ? C’est quoi le seuil acceptable des génocides qu’on cautionne ? À partir de quel point arracher les libertés de quelqu’un devient inacceptable ??? Vous êtes ridicule, et dégoutant (et tous le reste du site, et de votre gang de néocons génocidaires !), et si ce n’était pas que les minables minitaristes dans votre genre travaillent à donner une apparence de légitimité aux guerres et aux gouvernements qui les créent, vous ne mériteriez même pas qu’on s’attarde à vous répondre.

Comme le souligne Dan Flynn, auteur de Why the Left Hates America « I think the basic problem with the anti-Americans is that they hold the United States to a standard that they would never hold any non-Western nation to. America’s critics compare America with utopia and find America lacking. This method of analysis guarantees the results that those who employ it desire. Compare anything to an ideal and it’s going to fall short. Compare America to places that actually exist and we look rather spectacular. » Wow ! on est moins pire que les autres faque arrêtez de chialer ?!?

Avec la fin de la guerre froide, l’idéologie capitaliste est sortie triomphante. Toute une génération d’intellectuels sympathiques au communisme s’est appliquée à démontrer que ce triomphe cachait une réalité beaucoup plus sombre. Ainsi, depuis le début des années 90, certaines idées reçues ont faites leur chemin. Alors que les Etats-Unis d’Amérique devenaient le porte-étendard de la mondialisation et du néo-libéralisme, les altermondialistes s’évertuaient à dénoncer tout le système social à l’américaine.

Sauf si on parle des principes de bases de la constitution américaine au regard de la liberté d’expression, d’association, de commerce, et l’ensemble des autres libertées individuelles qui incombent à l’être humain et que les gouvernements s’approprient de force, ce n’est pas entièrement et totalement faux (C’est donc un peu vrai dans une autre réalité ???), mais par définition dans une démocratie on peut critiquer le modèle en place (et c’est le seul côté positif de ce système politique)… Par ailleurs, associer le modèle économique actuel au capitalisme, ou au libre marché, c’est faire preuve d’une incompréhension et une ignorance crasse de cette philosophie (ou du déni profond de toutes les interventions des États dans l’économie).

Une idée reçue des plus pénétrantes veut que la classe moyenne américaine soit en voie de disparition. Il n’y aurait plus que quelques bien nantis vivant dans des villes forteresses à l’abris d’une majorité misérable. L’auteur politique français Jean-François Revel ironise : « Poverty and inequality like this should cause Europeans to cringe in horror, especially since (we have it on good authority) there is no safety net in America, no unemployment benefits, no retirement, no assistance for the destitute—not the slightest bit of social solidarity. In the U.S. “only the most fortunate have the right to medical care and to grow old with dignity,” as one writer recently put it in Libération. University courses are reserved only for those who can pay, which partly explains the “low level of education” in the benighted USA. Europeans firmly believe these sorts of caricatures—because they are repeated every day by the elites ». Ici même au Canada, on se surprend d’apprendre que tel état américain est en tête du peloton mondial en matière de bilan écologique, ou que les artistes d’un autre état sont beaucoup mieux financés tant par le public que par le privé que leurs homologues canadiens. Oki, donc la gauche économique étatiste a des préjugés. C’est pas croyable qu’une idéologie politique en ait (surtout pas la droite néoconservatrice, étatiste et militariste…)

Une autre manie des intellectuels de gauche est de taxer de démocratie d’apparat ce pays qui compte pourtant plus de 500 000 postes électifs [7]. Revel explique tout le ridicule de ce postulat de base des antiaméricains : « In 2002, France experienced the humiliation of seeing a demagogic populist of the extreme right take second place behind Jacques Chirac, thus going on to a runoff. What was the reaction from E.U. deputy and professor Olivier Duhamel, one of France’s leading commentators ? “Now we are catching up with the degenerate democracies of the type of the United States.” Strangely, it is always America that is described as degenerate and “fascist,” while it is solely in Europe that actual dictatorships and totalitarian regimes spring up. » Ça n’a surement rien avoir avec le fait que les américains connaissent plus les USA et s’intéressent plus à la politique américaine qu’à celle de d’autres pays (tout comme les canadiens s’intéressent à la politique canadienne, les français à la politique française, …).

D’ailleurs, le fait que Le Pen soit passé au 2e tour est pas une contradiction de la démocratie. C’est le reflet d’une perception de la population française face au gouvernement et la société française, du fonctionnement même de la démocratie et l’habileté politique de ce dernier. Mais le Patriot Act est carrément une contradiction directe du principe de la liberté individuelle que les Pères fondateurs aux USA avaient en tête en rédigeant la constitution.

Le summum de la condescendance antiaméricaine consiste à considérer la ferveur religieuse du peuple américain comme une tare. Dès que l’on ose critiquer l’intégrisme islamique, il s’en trouve toujours un pour nous rappeler l’abomination que constitue le fondamentalisme chrétien aux Etats-Unis. Comme si l’existence de ces chrétiens fanatiques au sein d’une Amérique pluriculturelle contrebalançait l’amplitude des intégrismes musulmans qui dominent des populations entières par des régimes théocratiques (Arabie Saoudite, Iran, etc.). S’il est de bon ton de s’émerveiller de l’amalgame des spiritualités en Inde, on accuserait d’imbécillité profonde celui qui oserait porter le même jugement sur la mosaïque spirituelle made in America. De toute manière, le degré de religiosité des Etats-Unis est une question de perception comme le souligne Fouad Ajami : « According to a June BBC survey, 78 percent of French polled identified the United States as a “religious” country, while only 10 percent of Jordanians endowed it with that label. Religious to the secularists, faithless to the devout—such is the way the United States is seen. » C’est pas la place de la religion au sein même du gouvernement (américain ou dans le reste du monde) qui est critiqué en général ??? Et pour cause, les deux seules choses pires qu’un gouvernement sont un gouvernement impérialistes (de gauche et/ou de droite) et un gouvernement religieux (wow ! On en a et aux USA et partout dans les pays en développement, et quelques-un dans le reste de l’occident ! quel monde merveilleux indeed (s’il n’y avait pas de musulmans) !!!)

C’est dans ce climat de mépris que naît la peur. Devant ce constat d’infériorité sociale et intellectuelle, la politique extérieure américaine ne peut être que catastrophique, surtout lorsqu’un président au quotient intellectuel déficient en est le principal dépositaire. You are either with us or against us… Vous faites allusion à ladissidence et de la diversité idéologique en occident ? Ou de l’”antiaméricanisme” dans d’autres régions du monde ?

Alors que l’américain moyen perçoit son pays comme le chien de garde du monde, les antiaméricains occidentaux considèrent les Etats-Unis comme les principaux responsables de tous les conflits inimaginables. Quand on ne trouve pas un lien direct ou indirect à une politique américaine, un bénéfice occulte est supposé par le biais de la vente d’armes. À la fin de la guerre froide, avec la chute du bloc soviétique, le concept d’empire américain s’est popularisé. Un empire sous-tend des visées expansionnistes. Les antiaméricains accumulent les preuves : le succès de la culture américaine dans le monde sert à éliminer les cultures locales pour faciliter l’invasion, les alliances stratégiques sont faites sous la menace implicite d’une attaque de l’armada américaine, etc. Ces conclusions gratuites supposent la mauvaise foi totale du gouvernement américain et oncle Sam prend les airs d’un affreux épouvantail. La peur de l’ « empire américain » est l’un des visages les plus pernicieux de l’antiaméricanisme. Ici je suis quand même d’accord. On néglige trop souvent le rôle des empires coloniaux européens dans les massacres, les guerres, les violences, les tortures, … dans ce bas monde. Encore une fois néanmoins, l’amalgame entre la société, la culture et le gouvernement américain, c’est intellectuellement moyen. De plus, au plan des idées intellectuel, le concept de clash des civilisations (lire Samuel Huntington) est né de la même époque que le concept de puissance impériale américaine (unique). C’est le principe de la fin d’un paradigme scientifique (a.k.a. l’équilibre de la puissance) de voir des paradigmes concurrents s’affronter.

Pourtant, est-ce que les États-Unis forment vraiment un empire ? « The Ottoman Empire claimed dominion over much of the Islamic world and parts of south-eastern Europe. The sun never set on the British Empire, which lorded over Ireland, India, Canada, and diverse points beyond. The Soviet Empire ruled Eastern Europe and numerous satellite states across the globe. The American Empire, strangely, rules just Americans. “Empire,” like all words, has a specific meaning. It’s a term that doesn’t apply to the U.S. » Intéressant de voir enfin que vous commencez à accorder de l’importance à la rigueur didactique. L’emplacement des forces armées américaines dans plusieurs régions du monde néanmoins montre néanmoins au minimum des visées impérilistes. Notez par ailleurs qu’historiquement, les empires se justifient toujours de visées morales élevés sur les colonies présentes et futures (par exemple, la conversion religieuse des “sauvages” si populaire à l’ère de la Renaissance en Europe…)

Alors que les attaques du 11 septembre devrait démontrer le pouvoir très relatif des États-Unis – quelques ressortissants d’un pays allié commettent un attentat en terre américaine et réduisent à néant la vie de 3000 personnes, les antiaméricains ont fait de ces attaques la preuve suprême de la culpabilité américaine. Dans la publication du Monde diplomatique qui ont suivi les attentats du 11 septembre, Ignacio Ramonet nous rappelle un autre 11 septembre, celui de 1973, jour du coup d’état du général Pinochet au Chili. La coïncidence est trop belle, les américains ont subit une attaque visiblement méritée : « A travers le monde, et en particulier dans les pays du Sud, le sentiment le plus souvent exprimé par les opinions publiques à l’occasion de ces condamnables attentats a été : « Ce qui leur arrive est bien triste, mais ils ne l’ont pas volé ! » » Ramonet poursuit en expliquant comment Ben Laden est une création de la politique étrangère américaine. Il nous faut comprendre selon Ramonet qu’il était inévitable que les populations musulmanes remettent la monnaie de la pièce à l’ « empire américain », qu’elle se range derrière ces guerriers de la liberté formés par la CIA, pour attaquer l’oppresseur des masses musulmanes : les Etats-Unis. Inutile de recourir à la théorie de la conspiration, du point de vue géopolitique les Etats-Unis sont ultimement responsables des attaques contre eux-mêmes.

Quand on donne à un groupe des armes, du financement, du crédit politique, des tribunes et des raisons de se retourner contre nous, il y a des chances qu’en effet d’être l’arroseur arrosé (au napalm…). Notez ici les relations profondes entre les gouvernements américains et saoudiens, et les liens profonds qui ont perdurés pendant plusieurs décennies entre le second et Bin Laden lui-même (jusqu’à ce qu’il claque la porte par dépit des comportements non-religieux de la famille royale, à son avis… ). Par ailleurs, une contestation des exactions de la politiques extérieures américaines serait de bon alloi ici (tant dans des pays à population à majorité musulmane, ou à gouvernements musulmans, que les autres).

Pourtant, l’attitude de l’état américain vis-à-vis les pays et populations musulmanes est loin d’être unilatérale. Jean-Francois Revel explique que : « The United States’ actions historically have been far less damaging to Muslims than those of Britain, France, or Russia. These European powers have conquered Muslim countries, occupied and indeed oppressed them over decades and even centuries. »

C’est vrai, les empires coloniaux européens ont commis des crimes et des massacres bien pire. Néanmoins, le pouvoir politiques des pays colonisateurs du passé est beaucoup plus faible (je veux dire, quasi-inexistant pour les gouvernements français, russes, belges, portugais, espagnols … sauf dans leurs régions satellites et certains territoires coloniaux très précis, et auprès du Conseil de Sécurité parfois pour les 2 premiers, et très réduit pour celui de la Grande-Bretagne au-delà du commonwealth). Et les atrocités des uns ne justifient pas celles des autres, que ce soit celles d’autres gouvernements occidentaux ou celles de gouvernements arabes…

« Americans have never colonized a Muslim nation. Americans evince no hostility toward Islam as such today ; on the contrary, their interventions in Somalia, Bosnia, and Kosovo, as well as the pressure exerted on the Macedonian government, were designed to defend Muslim minorities. » Encore une fois, associer les actions du gouvernement américain (via les forces armées) et les opinions de la population est ridicule. D’ailleurs, c’est plutôt affreux comme critique de la population américaine (et le constat s’applique à tout gouvernement et toute population).

Qu’importe, les antiaméricains l’ont suffisamment claironné : Le Goliath moderne a reçu une première pierre le 11 septembre 2001. N’en déplaise que David ait des visées totalitaires autrement plus inquiétantes que celles des néo-libéraux américains. Les néo-gauchistes pris dans l’habitude d’haïr les Etats-Unis n’ont guère trouvé mieux que de se ranger du côté des terroristes islamiques. Détester le géant capitaliste est un réflexe bien développé : « On November 3, 2001, French writer and pundit Jean Baudrillard sketched the perpetrators of September 11 as acting out his own dreams and the dreams of others like him. “All the world without exception dreamt of this event, for no one can avoid dreaming of the destruction of a power that has become hegemonic. . . .It is they who acted, but we who wanted the deed.” » [14] Nous voilà dans un monde où les intellectuels de gauche défendent la loi du Talion… La peine de mort pour l’Amérique ! C’est assez horrible comme constat et ça en dit pas mal sur l’auteur, je le reconnais. Et s’en est un autre des ses étatistes ridicules et incapable de différencier le gouvernement et l’État, d’une part, et la population, de l’autre.

Il est loin le temps où les troupes américaines débarquaient en Normandie pour libérer l’Europe du fascisme. Vous parlez de celui que le traité de Versailles, en poussant à la famine (avec l’appui des récoltes déficitaires, j’en conviens), l’humiliation et la cessation (notamment Danzig), la population et le gouvernement (sauf pour la famine bien sûr) allemand, a moussé et légitimé (comme Keynes lui-même l’avait déjà préduit des années avant la guerre) !?!?

L’antiaméricanisme dans les pays musulmans reprend le discours de la gauche occidentale. Comme en occident, on répète que les américains font preuve de mauvaise foi dans leur politique étrangère. Et peut-être que si c’est pas le cas, plutôt que de dire : “c’est eux les pas fins” ça serait pertinent d’amener des contre-arguments ! Ou plutôt de tenter de, car il n’existe rien qui justifie moralement des génocides ou des actions liberticides. C’est odieux quand la royauté Saoudienne le fait, c’est odieux quand des terroristes le font, et c’est tout aussi odieux quand ça vient d’un gouvernement occidental.

Par exemple, ceux qui dénoncent la haine antiaméricaine des terroristes servent une stratégie malveillante selon le Daily Star de Beirut : « Those who are relating this hate-crime reasoning to the attacks on America have hidden agendas ; they are not looking to defuse terrorism, advance international understanding, or achieve any kind of justice. » Aux dernières nouvelles, c’est l’Afghanistan et l’Irak, pas le Pakistan, l’Arabie Saoudite, l’Indonésie ou l’Algérie qui a été envahie… Et les mesures antiterroristes en place aux USA s’attaquent autant à la dissidence idéologique à l’interne qu’à l’islamisme (voir plus encore).

La joie de ceux qui ont célébré les attentats du 11 septembre était bien sûr justifiée : « In fact, these miserable cheerers have many reasons indeed to resent not the people, but the U.S. government, who alone is responsible for arming their oppressors and allowing their agony to continue. »Pourtant, il y a une différence fondamentale enter les antiaméricanismes musulman et occidental. Alors qu’en occident, l’antiaméricanisme reste encore une affaire d’intellectuels de gauche, dans les pays musulmans c’est un sentiment très populaire. C’est exactement la même chose que ceux qui croient que “les arabes ont ben mérité ce qui leurs arrivent” quand on parle des civils massacrés en Irak, en Afghanistan et ailleurs dans le monde… Quand au reste, lorsqu’un gouvernement soutient, comme c’est spécifier plus loin, des gouvernements particulièrement oppressifs, ça peut en effet mettre les populations locales en colère contre ce gouvernement extérieur.

On peut voir ce phénomène dans la manière dont les médias se servent du phénomène pour augmenter leurs cotes d’écoute : « Even with media organs that are self-financed or financially independent one finds anti-Americanism played up to increase circulation or appeal to a wider audience. For example, the al-Arabiyya and al-Jazira stations began as free media but then used systematic anti-Americanism to boost the number of their viewers. Television channels that were launched to “balance” al-Jazira were soon emulating both its tactics and message. » Et que dire du lendemain de 9-11, où les médias radiophoniques des USA ont décidé de cesser de jouer Give peace a chance de Lennon… Ou de la couverture de Fox News et de CNN ? (mais c’est vrai que les autres chaînes sont moins pires (surtout MTV, paradoxalement peut-être). C’est tout à fait le droit des chaînes privés de diffuser ce qu’elles veulent comme elles le veulent où elles le veulent, tant qu’il y a un public intéressé, mais si ce n’est pas acceptable ailleurs, le principe ne s’applique pas davantage en Occident.

La demande populaire est telle que présenté un contenu qui ne serait pas antiaméricain est problématique pour une chaîne de télévision : « On the other hand, the issue of showing strong images, whether intentionally “anti-American” or not, is also to do with competition between stations, he says. “The competition is pushing us to show strong images and use strong language to have more viewers than other TV stations. » Je suis perplexe. Soit vous croyez au libre marché et à la liberté d’expression, intégralement et sans limitations étatiques ou morales, ou non. Mais le double-discours, si fréquent parmi les étatistes en générales et les néo-conservateurs en particulier, est tout sauf la base d’un argumentaire logique.

Les arguments antiaméricains occidentaux trouvent leurs échos dans des médias où l’objectivité est très relative. En effet, bon nombre de ces médias sont contrôlés par des régimes totalitaires. Dans ces dictatures, les Etats-Unis servent de bouc émissaire parfait : « On the one hand, Middle Eastern leaders use anti-American public sentiment as an excuse to both distance themselves from American foreign policy activities which would genuinely help their peoples, and to manipulate that public mood to their own advantage, like delaying reform or blackmailing Washington into giving more aid. On the other hand, those governments do little to persuade the media, which they often control, to soften or reduce the strong message of anti-Americanism. There are even occasions when those governments encourage the trend of anti-Americanism, sometimes to deflect domestic criticism of their policy away from them. » Je pensais qu’on parlait des médias comme représentant de l’opinion locale. Mais là, si le point est que les régimes totalitaires islamistes sont anti-américain, et surtout contre la population américaine (les oppresseurs s’entendent souvent bien pour oppresser la population chacun de leurs côtés), c’est entièrement une autre question.

La propagande des médias musulmans a convaincu une majorité de musulmans que les attentats du 11 septembre n’étaient pas d’origine arabe : « In one of the survey’s most striking findings, majorities in Indonesia, Turkey, Egypt, and Jordan say that they do not believe groups of Arabs carried out the Sept. 11, 2001 terrorist attacks. The percentage of Turks expressing disbelief that Arabs carried out the 9/11 attacks has increased from 43% in a 2002 Gallup survey to 59% currently. And this attitude is not limited to Muslims in predominantly Muslim countries – 56% of British Muslims say they do not believe Arabs carried out the terror attacks against the U.S., compared with just 17% who do. » Cette perception des événements biaise tout le rapport avec les États-Unis. Pour le musulman moyen, la guerre contre la terreur n’est qu’un prétexte et ça renforce l’impression que la politique étrangère américaine est en fait une guerre contre l’Islam. La conclusion logique : démontrer que a) 9-11 était une action d’islamistes radicaux contre les citoyens américains, et que les services d’intelligence du gouvernement des USA est seulement coupable de négligence b) que les actions du gouvernement des USA à l’étranger n’ont pas pour but d’imposer une idéologie dominante aux USA à laquelle tous ces citoyens n’adhère pas (et qui contredit sa propre constitution), mais seulement limiter le terrorisme à l’extérieur ou à l’intérieur. Et/ou assurer la sécurité et la liberté des populations locales c) montrer que le gouvernement des USA a la légitimité de faire ce qui est décrit en b) d) montrer que les massacres et les crimes odieux que la guerre amène, comme toutes les guerres, est légitimé par les points b) et c) (Ceci présuppose déjà de montrer que le gouvernement peut être légitime, ce que je rejette d’emblée, vous l’aurez compris. Mais même sans faire se postulat, la démonstration est absente).

Toute une propagande via Internet est mise en place pour convaincre les musulmans que l’Amérique cherche à éradiquer l’Islam. Malgré les nombreux discours dans lesquels George W. Bush affirme que les Etats-Unis respectent l’Islam et ne cherchent qu’à éradiquer le terrorisme, un tel discrédit est mis sur l’administration Bush que ce dernier pourrait aussi bien dire que la terre est ronde pour que le monde entier clame qu’elle est plate ! Et pourquoi le gouvernement qui a menti par le passé sur les ADM, qui refuse l’imputabilité de ses services de renseignements pour leur médiocrité, et qui rejette sa propre constitution devrait être crédible ?!?!

La propagande islamiste se base sur la croyance populaire en une conspiration :« According to these radicals, the threat to Islam mainly comes from a global conspiracy of “Zionists-Crusaders” (Jews and Christians), with the United States and Israel as the conspiracy’s global leaders. […] The jihad website of Hamas, Saudi Arabian-based jihad websites, and some of Bin Laden’s propaganda video tapes (as shown on some jihadi websites) always include images of stories from Chechnya ; Lebanon (the Israeli bombardment of the village of Qana) ; Palestine ; Kashmir ; Afghanistan ; Indonesia ; and (later) Iraq. These images are shown to justify the thesis that Christians (i.e., the West) and Jews are allied to destroy Islam. » Evidemment, aucune contrepartie n’est présentée. Mais oû dans l’histoire il y a déjà eu des idéologues et des fanatiques qui avait de la perspective ?!?!?! WOW ! Les extrémistes musulmans sont des extrémistes !?!?! Big fucking news comme je disais !!! C’est exactement comme dire : “You are either with us or against us”, c’est le même raisonnement, avec les mêmes postulats, qui amène aux mêmes conclusions. Et c’est mauvais, eronné et stupide DANS LES 2 CAS !!! Et c’est dans les 2 cas utilisés par les États pour imposer leurs suprêmes volontés à la population sous un semblant de légitimité.

Ce n’est que la victimisation des populations musulmanes qui est mise de l’avant, comme si dans le monde il n’y avait pas d’autres conflits et surtout pas des conflits menés par des armées musulmanes (on oublierait le Darfour encore une fois). Internet étant un média qui rejoint les plus jeunes, ce genre de discours est plus garant du futur que du passé. Tout comme de penser que les seuls problèmes du monde viennent des islamistes. Une généralisation est une généralisation, point.

La propagande trouve un terrain fertile. Oui, dès qu’un gouvernement ou un État où qu’il se trouve n’ait décider d’imposer sa vision du monde, c’est vrai. Autant en occident que dans le reste du monde…

Les jeunes islamistes sont préparés à détester les Etats-Unis : « Much of the Muslim world has seen the proliferation of religious schools where young people are taught to defend their faith against the purported malevolence of Jewish and Christian infidels. Virulent anti-Americanism is merely a by-product of such instruction. From the madrasas of Pakistan to the pesantrens of Indonesia, schools teaching self-righteous religious intolerance also encourage students to detest the United States for its alleged hostility toward Islam. “From very deep in my heart I think the United States is evil,” says sixteen-year-old Muhammad Fadhil, an honor student attending an Indonesian religious boarding school. “There are too many interventions by the United States around the world. » Comme les médias actuels forment aux USA, au Canada et au Québec (et dans les 3 cas d’une manière et avec des arguments différents), un super bon terreau pour haîr les arabes et les musulmans (mais on ne fait jamais ou presque la différence dans les médias, alors c’est faculatif ici aussi…)

Il arrivent que des populations musulmanes ne soient pas totalement convaincues de la perfidie totale des américains : « One indicator was the September 2002 poll commissioned by the Iranian Majlis’ National Security Committee which found that 74 percent of Iranians favored resumption of relations with the United States and 46 percent felt that U.S. policies on Iran were “to some extent correct,” despite the fact that Iranian media constantly harped on Bush’s “axis of evil” remark in his January 2002 State of the Union speech.(1) ». On contredit ici le point fait dans la section précédente. C’est un manque de rigueur flagrant.

Cependant, les autorités iraniennes ont clairement indiqué que la position populaire n’était pas acceptables : « The Ayandeh Institute pollsters who conducted this poll, Abbas Abdi and Hossein Ali Qazian, were sentenced to jail terms of eight and nine years respectively for “publishing nonscientific research. » D’accord, le gouvernement iranien qui déteste les américains et leur gouvernement et veut prendre la place de leader des extrémistes musulmans sur l’échiquier géopolitique mondial approuve pas que sa population puisse ne pas en avoir contre les USA ?!?! Et ces dictateurs sont contre la liberté d’expression… Je suis d’accord, mais où est le lien avec le sujet ?!?

Finalement, l’antiaméricanisme obscurcit la réalité dans les pays musulmans : « It is within this media-created virtual reality that a North African or a Sudanese student who can hardly afford a bus-ride, doesn’t demonstrate to improve his lot, but instead demonstrates in opposition to America and Israel in support of the Palestinians, and yet has never met a Palestinian—let alone an American—in his life. »

L’auteure ne devait pas être très doué en écriture et en logique pour mettre ses paragraphes dans cet ordre là… Enfin… Ceci dit, remplacer soudanais par Américain, américain par français et palestinnien par syrien pour le fun. WOW ! Ça marche aussi !!! Et on peut le faire dans à peu près n’importe quel ordre avec à peu près n’importe quels pays/nations/cultures/sociétés/civilisations (sauf celles que nos gouvernements nous indiquent comme amis ou ennemis, dont l’ordre est pas toujours inversibles)… Minitruth est de retour ! Orwell doit être content (surtout que la citation initiale est de lui).

Les penseurs de gauche occidentaux se retrouvent dans le même camp que les islamistes dans leur haine commune des Etats-Unis. Pourtant, leurs griefs ne sont pas identiques. Les premiers accusent le gouvernement états-unien d’avoir une politique étrangère qui nuit au développement démocratique des nations musulmanes. Les seconds soutiennent que l’Amérique en collusion avec Israël a pour objectif ultime d’éradiquer l’Islam de la planète. Les gauchistes soutiennent que les populations musulmanes aspirent à des régimes démocratiques et modernes. Dans leur rhétorique, l’absence de démocratie dans les pays arabes n’est causée que par les visées impérialistes américaines. Comme les islamistes, ils pourfendent la théorie qui veut que les populations musulmanes soient victimes du bourreau américain. Encore une fois, vous n’êtes pas capable de comprendre qu’on soit en désaccord profond et total avec le gouvernement américain et ses crimes atroces sans en avoir contre la population américaine elle-même. Suivre votre manichéisme absurde implique que les anarchistes radicaux détestont l’ensemble du monde… Sauf que ce sont les étatistes qui amènent les génocides néanmoins…

Pourtant, est-ce vraiment le désir des américains d’instaurer la dictature ? Il existe des exemples où l’influence américaine ne génère pas de dictatures, à commencer par le Canada et l’Europe qui jouissent d’une véritable indépendance politique et économique. Après la seconde guerre mondiale, le Japon a adopté un modèle démocratique suite à l’occupation américaine et non pas un régime totalitaire. Plus récemment, les pays des Amériques centrale et du sud, après la guerre froide, se sont démocratisés et certainement pas contre la volonté américaine. L’Inde qui a récemment conclue des alliances politiques et économiques avec les Etats-Unis restent malgré cette alliance totalement démocratique. Donc, le génocide de Nagasaki et d’Hiroshima a amené à un régime démocratique, et était donc une action moralement juste. Vous me donnez le goût de vomir, vous et les militaristes de votre espèce, autant que les politiciens et les soldats que vous vous efforcez de soutenir avec tant de ferveur !!!!

La diaspora démocratique mondiale est politiquement beaucoup plus encline à s’allier stratégiquement avec les Etats-Unis qu’avec les puissances alternatives que sont la Russie, la Chine et l’Arabie Saoudite. Et ces trois gouvernements sont alliés, dans une certaines mesure du moins, à celui des USA. Les bourreaux s’associent entre eux, démocratiques ou pas, il faut croire…

Certains diront que les Etats-Unis n’apprécient que les démocraties enlignées à leur politique et qu’ils ne tolèrent pas les « démocraties rebelles » – on attend encore les raids aériens américains contre le Venezuela. Est-ce que l’Inde, le Canada, l’Afrique du sud, la France, la Suisse, l’Argentine, le Brésil, le Mexique, l’Australie, le Japon, le Costa Rica, le Chili, l’Italie, et les quelques autres pays démocratiques ne sont que les marionnettes des Etats-Unis ? Si on s’en tient à ce discours démagogique rien ne différencierait les démocraties modernes des royaumes médiévales. Plutôt, il faut voir dans les alliances démocratiques un aboutissement logique et idéologique. Pensons à la guerre au terrorisme, l’OTAN (Organisation des Tyrans Aveugles Nationaux ?), les accords de libre échange (oxymoron pour le protectionnisme dans les domaines où les pays occidentaux craignent de ne pas être concurrentiels et qu’une perte d’emploi dans ce secteur serait mauvais pour les sondages électoraux, et ouverture de force aux produits occidentaux ailleurs, avec l’ajout de la défense de la « propriété intellectuelle », des brevets, et de toutes ces cochonneries que nos gouvernements mettent en place pour protéger l’intelligentsia et les bourgeois actuels face au véritable libre marché), etc. à l’analyse, et on s’approche un peu de ça en effet. C’est vrai qu’il y a une logique néanmoins à ce que les gouvernements qui partagent les mêmes méthodes d’oppression s’allient entre eux… Plus facile de faire passer ses atrocités quand les autres tyrans autours font la même chose.

Ce qui nous ramène au cas des pays musulmans. Si les Etats-Unis ont financièrement soutenu des régimes totalitaires, rien ne laisse présumer qu’il y ait eu une véritable alternative démocratique à ces régimes. Quand l’Iran obtient son indépendance, c’est pour fonder un régime théocratique qui parodie la démocratie. L’Algérie ne fait guère mieux . La Turquie reste une démocratie très controversée en raison de son dossier concernant les droits de la personne et son refus à reconnaître le génocide arménien . Pour ce qui est de l’Indonésie, cette démocratie reste fort jeune et les groupes islamiques jouissent d’une influence grandissante comme le montre l’adoption de la charria dans la province d’Aceh. Le Pakistan est encore sous le joug d’un dictateur militaire. En 59 ans d’histoire, 31 se sont passés sous la dictature militaire. Et c’est différent de ce qui s’est passé dans le reste du monde peut-être ??? Partant du principe (faux, vu que l’État est toujours oppressif et violent), que la démocratie soit souhaitable. Je vous mets au défi de trouver 10 pays qui sont devenu démocratiques au lendemain de l’obtention de l’indépendance face à un empire des plus oppressifs, violents et discriminatoires possible (je me suis arrêté à 1 exemple, l’Afrique du Sud, mais à vous de démontrer votre point)… Le totalitarisme est la quintessence de l’État, et c’est le modèle vers lequel tout étant tend. Population musulmane ou pas…

« So, what drives anti-Americanism ? The Arab world complains that the United States supports corrupt and oppressive Arab regimes. This is true. For example, the United States gives $2 billion a year to Egypt. While U.S. policymakers should definitely tie aid to democratic reforms, it is far from clear that Egypt would be less oppressive or corrupt without that money. After all, Syria and Iran oppress their populations without U.S. assistance. Yasser Arafat’s corrupt and oppressive Palestinian Authority enjoys the patronage of the United States, but there are very few Arabs who will publicly say that the United States should stop supporting Arafat. » Donc, vu qu’il est possible que les gouvernements arabes seraient non-démocratiques, ou rejetteraient la vision mainstream (et réductrice, obsolète et non-fonctionnelle) de la liberté, c’est légitime que les gouvernements occidentaux cautionnent moralement, financièrement et/ou militairement certains des pires (selon ce critère) ? Et ce, même si ça implique de cautionner les meurtres, le rejet intégral de la liberté, et de participer aux violences et aux massacres dont les civils de ces pays font les frais quotidiennement ???

Bref, l’argument qui veut que les Etats-Unis soient les seuls responsables du totalitarisme en terre musulmane est simpliste. La dictature s’est installée dans les pays musulmans avec ou sans l’aide des américains. L’intervention américaine se résume plus souvent qu’autrement à soutenir un régime déjà en place qu’à s’imposer directement pour faire la gouvernance d’un pays – tel que c’était le cas dans les colonies anglaise et française. Incidemment, une grande partie des problèmes liés à la dictature réside dans l’infrastructure historique, sociale et politique des pays musulmans. La politique interventionniste américaine ne doit pas porter à elle seule la responsabilité des ravages du totalitarismes dans les pays musulmans. Trop nombreux sont les pays qui vivent leur alliance aux Etats-Unis en toute démocratie pour que l’on accorde aux Américains un désir d’imposer le totalitarisme pour fortifier leur alliance stratégique. La région du moyen orient est traitée différemment ? Si c’était le cas, Israël ne serait certainement pas une démocratie tout à fait moderne. Les antiaméricains devraient ménager leur rage. La dictature en pays musulmans n’a pas besoin de l’Amérique pour exister. On pourrait même se demander si ce sont les américains qui ont profité des dictatures ou non pas l’inverse, les dictatures qui ont profité des américains…Donc, on aide les tyrans, mais ça fait plus leur affaire que nous, alors la population ne devrait pas nous en tenir responsable. Le tueur à gage qui se défend en disant qu’il a reçu moins d’argent que ce que le commanditaire aurait été prêt à payer tient le même raisonnement (mais je parie qu’il aura commis bien moins de meurtres que le gouvernement américain, de génocide, dans le même laps de temps).

Comme le souligne Revel, l’antiaméricanisme réduit le reste du monde à la passivité : « Thus the U.S. is charged with all the evils, real or imagined, that afflict humanity, from the falling price of beef in France to AIDS in Africa and global warming everywhere. The result is a widespread refusal to accept responsibility for one’s own actions. » Le phénomène est surtout nuisible dans des pays où la dictature domine et où l’énergie subversive devrait être concentrée à renverser des régimes totalitaires. Dans ces pays, le sentiment antiaméricain est précisément utilisé pour maintenir l’ordre. L’étatisme utilise toujours la peur, la violence, et la haine d’autrui pour maintenir le peuple soumis face à toutes les atrocités qu’il commet, à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières. Et c’est le point précis de la guerre au terrorisme ; tout comme celui des gouvernements islamistes présentant la menace de l’américanisation. En occident, et surtout aux Etats-Unis, l’antiaméricanisme reste un courrant de pensée de la gauche qui n’atteint pas les couches populaires. Il découle d’une certaine appréhension née dans les années soixante. Stanley Kurtz, un analyste de la Hoover Institution, explique les fondements de l’antiaméricanisme aux États-Unis : « Our post-sixties culture pushes us to maintain a self-image of radically egalitarian individualism, even as we seek out venues in which to secretly satisfy our longing for collective superiority. The way to do that is to charge America with having abandoned its own democratic values. The problem is, to pull this off, we have to catch America in some act of enormous oppression. Since America is not in fact enormously oppressive, American’s offenses must be continually exaggerated, or simply fabricated whole cloth. Without the pretext of some truly awful act of murderous oppression on the part of America, there is no justification for a moral crusade and no cause to feel superior. » Donc, suivant cette logique, je place Staline et Hitler sur un balancier, et je peux en réhabiliter un des deux ??? Un massacre est un massacre, un génocide un génocide, un crime un crime et un oppresseur un oppresseur, même si ça vient d’un gouvernement et qu’il a été moins atroce que d’autres…

L’antiaméricanisme en occident suit son cours dans le bouillon des idées et joue son rôle pour semer la zizanie chez les libres penseurs. L’antiaméricanisme aide à maintenir l’ordre des dictatures musulmanes. Paradoxalement, il sème la zizanie dans les démocraties occidentales. Machiavel disait « diviser pour régner ». Cet adage fonctionne terriblement bien dans les régimes totalitaires. C’est pourquoi les tyrans ne ménagent pas d’efforts pour faire régner l’uniformité et châtier toute forme de dissension. Dans les démocraties, la division est intrinsèque au système, elle est sa force. Car de la division, de la dispute, de l’argumentation émerge des solutions durables qui bénéficient au plus grand nombre. N’en déplaise aux gauchistes, les accords de Kyoto ont vu le jour en Occident, et non pas dans une république islamiste ou communiste.
 Vous vous opposez depuis le début, et sur le reste du site, à la liberté d’expression et de dissension, (vraie et intégrale, sans limites, et ça inclut aussi le droit pour les islamistes radicaux d’écrire ce qu’ils veulent (tant qu’ils possèdent les droits de propriété sur le média choisi ou on l’autorisation de celui qui les a… Et il y a TOUJOURS une alternative dans un marché libre) et vous essayez tout d’un coup de la défendre ?? Ou bien le point est que la liberté d’expression est bonne, mais juste si on s’en tient au discour militariste et qu’on s’en prend au islamistes (bref si elle est inexistante) ??

Quand à Machiavel, votre manichéisme et celui de l’ensemble des gouvernements montre bien la portée à donner à cette citation (bien plus étendue que celle que lui-même lui donnait donc, mais à tout gouvernement).

C’est donc la zizanie qu’il faut exporter dans les pays musulmans, une zizanie incompatible avec l’interprétation officielle du coran mais terriblement démocratique et qui a pour principal pilier la liberté d’expression. C’est donc la zizanie qu’il faut exporter et importer dans l’ensemble du monde, une zizanie incompatible avec l’existence officielle de l’État, mais terriblement libertaire et qui a pour principal pilier la liberté d’expression !

Même si ça implique de supporter des ordures pro-génicides et racistes de racailles étatistes néoconservateurs étatistes dans votre genre !!!

On commence!

Posted in Uncategorized avec des tags , on juin 24, 2008 by gabrielleld

Bonjour.

Après un bon moment d’hésitation, je commence ici mon blogue. En tant qu’Ifeministe (je reviendrai sur cette notion d’Iféminisme plus tard, mais en attendant, je vous invite à consulter www.ifeminists.net à ce sujet), je crois qu’on accentue beaucoup trop souvent les différences entre les différentes branches anarchistes (notamment l’anarchisme de marché, et le courant libertarien en général).

Tout ce qu’on parvient à faire, ainsi, c’est de se discréditer entre nous, et ainsi assurer aux Étatistes de tout accabit la mainmise sur les discutions et les idées politiques “mainstream” (comme s’ils avaient besoin de ça!!!) Et c’est principalement l’orientation que je compte donner à ce blogue.

L’objectif étant de discuter, n’hésitez pas à débattre, que vous soyez d’accord ou pas! :) D’ailleurs, il n’y aura pas de modération ici (sauf en cas de spamming), mais en écrivant quelque chose, on est tous responsable des conséquences (ça inclut de se faire “ramasser” par moi ou les autres participants à la discutions s’il y a lieu ;) ). 

Oh! Au fait, si vous voulez faire un commentaire dans une autre langue, allez-y fort, et je vais m’efforcer de traduire (si c’est en anglais, russe ou espagnol ça sera assez rapide, et je verrai ce que je peux faire autrement ;) ).